Nanopixel atteint les hauts sommets de la technologie 3D (KBC PME-partenaire dossier)

Le couple d’entrepreneurs formé par Dietrich De Blander et Eline Taelman surfe, avec Nanopixel, sur une vague favorable. Ils ont créé une entreprise prospère dans le domaine de la technologie 3D et collaborent, à présent, avec 54 employés dans un cadre fantastique. Ils sont reconnus, dans le monde entier, pour leur expertise et leurs célèbres projets d’applications 3D. Nous sommes heureux de mettre cette entreprise ambitieuse sous les projecteurs.

Pouvez-vous nous expliquer brièvement les activités de Nanopixel ?

Dietrich : Nanopixel se concentre sur la technologie 3D haut de gamme, dans trois secteurs. Nous sommes ainsi actifs sur le marché immobilier, dans l’industrie et, depuis peu, dans le divertissement. À titre d’exemples, citons la présentation d’immeubles pour les promoteurs, mais aussi la visualisation de produits de fabricants. Dans le domaine du divertissement, nous nous attachons maintenant aux expériences interactives pour les enfants, avec notre Interactive Kids Wall, un tout nouveau produit. Les enfants peuvent commencer par réaliser un dessin de poisson interactif, par exemple, qui prend vie sur l’écran lorsqu’il a été mi en couleur. Les poissons suivent alors le mouvement de l’enfant. Il s’agit toujours d’un ensemble d’expériences innovantes, où la 3D reste le fil conducteur.

Nous développons notre technologie en interne et nous visons le segment supérieur du marché. Nous avons commencé en Belgique, mais nous regardons maintenant bien au-delà de nos frontières. Nous sommes déjà présents chez nos voisins, mais aussi à Dubaï et dans quelques autres pays du Moyen-Orient.

Eline : L’application la plus connue de notre technologie est, sans aucun doute, la visualisation de nouveaux projets de construction. Notre technologie permet aux clients (potentiels) de se faire une parfaite idée de l’aspect de leur maison/appartement, de leur environnement, etc. Il aide les promoteurs à vendre leurs réalisations, car ils peuvent offrir à leurs clients une expérience totale. Nous leur fournissons non seulement le contenu et le logiciel, mais également le matériel (murs vidéo, écrans tactiles, etc.), l’aménagement de la salle d’exposition et le mobilier. Showreal® (www.showreal.immo) est un centre expérientiel à part entière pour le client et une solution complète pour le promoteur.

Wanneer zijn jullie met Nanopixel gestart en is jullie bedrijf gegroeid?

Eline : Nous avons créé la société en 2010. Nous avons commencé à nous développer progressivement, pour devenir une scale-up atteignant aujourd’hui un effectif de personnel de 54 employés. Bien que nous soyons actifs dans le monde entier, tous nos collaborateurs travaillent depuis nos bureaux de Roulers.

Dietrich : Le démarrage n’a pas été facile, mais KBC a toujours eu confiance en nous et en notre plan d’entreprise. Nous nous sommes considérablement développés ces dernières années et nous avons délibérément choisi de le faire sans recourir à des investisseurs externes. Nous voulons garder le contrôle des opérations et déterminer nous-mêmes le rythme de notre croissance et la direction à prendre. KBC nous a toujours accompagnés dans notre croissance ces dernières années. Nous nous rencontrons tous les ans. Même si KBC est une grande banque, elle conserve une dimension humaine. Jan Maes est notre chargé de relations depuis plus de 7 ans. Cela crée une relation de confiance. Le seul capital de la société provient de la banque et, pour le moment, nous ne souhaitons pas que cela change. Nous sommes convaincus qu’il n’est pas nécessaire de pré-investir des millions pour réussir à l’étranger. Nous grandissons sereinement, sur fonds propres et en comptant sur nos propres forces.

Jan : Nanopixel est en croissance et, jusqu’à présent, nous avons été en mesure d’accompagner cette croissance. Nous connaissons Nanopixel sur le bout des doigts et nous pourrons également soutenir cette entreprise à l’avenir grâce à nos établissements implantés à l’étranger. Nous connaissons aussi bien les marchés locaux que le nôtre. Naturellement, il est toujours possible qu’un groupe d’investissement nous rejoigne mais, même dans ce cas, nous voulons rester la caisse de résonance financière de l’entreprise.

Recevez-vous de nombreuses offres d’acquisition ou de capital- risque ?

Dietrich : Nous avons effectivement déja reçu des offres, mais nous croyons davantage à notre bon sens et nous souhaitons rester propriétaires à 100 %, avec le soutien de KBC. Nous travaillons peut-être de manière classique, mais nous grandissons en ne comptant que sur nos propres forces. Bien sûr, nous avons eu de la chance que notre banque nous ait accordé sa confiance dès le début pour que nous puissions réaliser notre croissance.

Jan : Les plans de Nanopixel ont toujours été bien étayés par des chiffres, ce qui est également important pour une banque, bien entendu. Le projet de Dietrich et d’Eline était très convaincant. C’est pourquoi notre banque leur a témoigné sa confiance. À ce jour, ils ont toujours atteint leur chiffre d’affaires cible chaque année et ils sont résolus à garder cette bonne habitude. Cela nous assure une collaboration agréable et fructueuse.

Eline : Nous suivons notre situation financière de très près. Il y a 2 ans, nous avons engagé un CFO pour s’en charger. Cela souligne l’importance que nous attachons à cet aspect.

Comment avez-vous abordé les marchés étrangers ? Auriez-vous des conseils à donner pour d’autres entrepreneurs dans ce domaine ?

Dietrich : Nous avons commencé par les pays voisins, mais nous sommes déjà présents au Moyen-Orient. Nous y participons à des salons professionnels, ce qui nous amène des projets supplémentaires. Le marché belge est assez limité. Nous devions donc chercher plus loin. De plus, nous n’avons certainement pas à rougir sur le plan de la qualité. Lors des salons, nous constatons que nous pouvons rivaliser avec les meilleurs et que nous pouvons donc être ambitieux, même à l’étranger. C’est ainsi que nous avons déjà pu réaliser, à Dubaï et en Arabie Saoudite, plusieurs films et applications innovantes. Et nous avons encore d’autres projets.

Eline : Je dirais d’oser faire le pas et prendre le risque. Parfois, il faut simplement se lancer. Les Belges sont encore trop souvent exagérément modestes, alors que nous avons notre place dans le monde entier et que nous disposons de technologies de pointe. Naturellement, il faut disposer de collaborateurs qualifiés, capables de
prendre en charge ces projets à l’étranger et, souvent, de s’expatrier quelque temps.

Comment réussissez-vous à attirer ces perles rares ?

Dietrich : Nous veillons particulièrement à maintenir une bonne ambiance pour nos collaborateurs. Nous voulons qu’ils puissent travailler ensemble dans un environnement stimulant pour leur créativité. Nous avons donc un lieu de travail agréable, où nos collaborateurs aiment venir travailler.

Eline : Nous sommes également convaincus que notre personnel travaille efficacement ici. Nos lignes de communication sont donc courtes et nos processus plus efficaces. Nos collaborateurs doivent se sentir chez eux ici et nous leur offrons donc suffisamment de moments de détente. Ils ne peuvent tout simplement pas rester concentrés 8 heures d’affilée. Disposer d’un cinéma, d’un bar… aide à se détendre et vous pouvez être certain que cela contribue à la créativité et au plaisir de travailler.